Itinéraire 02.

La baie de Roses

Museu Marítim (Avenida de les Drassanes s/n)

Passeig Dr. Pi i Llussà

Ce sentier côtier relie L’Escala à Sant Martí d’Empúries en épousant le littoral entre mer et pinède parfumée. En chemin, accordez-vous une halte au Musée archéologique de Catalogne.

Parque Natural dels Aiguamolls de l'Empordà

Autrefois, les marais occupaient une vaste partie de la baie de Roses, formant un paysage d’eaux calmes, de lagunes et de terres humides où mer et continent se confondaient. Au fil des siècles, l’agriculture, l’élevage puis l’urbanisation du littoral ont profondément transformé cet équilibre naturel. Pourtant, cette côte a conservé une beauté rare : une longue plage de sable fin bordée de dunes préservées, où demeure une impression de nature intacte.

Créé en 1983 pour protéger ces milieux fragiles, le Parc Natural dels Aiguamolls de l’Empordà est aujourd’hui l’une des zones humides les plus précieuses de Catalogne. Entre étangs, marais et prairies ouvertes, il abrite une remarquable diversité d’espèces animales et végétales et offre un refuge privilégié aux amateurs d’ornithologie et de grands espaces.

À proximité, Sant Pere Pescador révèle une autre facette de l’Empordà, entre histoire et culture maritime. Mentionné dès le Moyen Âge et autrefois lié au monastère de Sant Pere de Rodes, le village est devenu un rendez-vous prisé des passionnés de sports nautiques. La tramontane, ce vent puissant et régulier qui balaie la région, attire notamment les véliplanchistes et les amateurs de glisse.

En quittant le littoral, le Baix Empordà dévoile ses villages de pierre et son atmosphère médiévale. Peratallada, miraculeusement préservé, invite à une promenade hors du temps dans ses ruelles pavées bordées de maisons anciennes parfaitement intégrées au paysage. Ses ateliers d’artisans, notamment de céramistes, perpétuent un savoir-faire local qui contribue à son charme singulier.

À Púbol, le Castell Gala Dalí ouvre les portes d’un univers intime et mystérieux. Cette demeure médiévale transformée par Salvador Dalí pour son épouse Gala est un véritable écrin artistique, où souvenirs personnels, objets insolites et imagination surréaliste se mêlent dans une atmosphère unique.

Plus à l’intérieur des terres, L’Armentera dévoile la douceur d’une campagne catalane bordée de rizières. C’est ici que vécut l’artiste belgo-catalan Charles Callico avec Dominique, sa muse, associée à la renaissance du Caganer, le célèbre personnage des crèches catalanes.

Dans son atelier, l’univers de Callico semble suspendu entre rêve et réalité : bains d’acide bouillonnants, crânes incas et créatures fantastiques inspirées d’un bestiaire imaginaire composent un décor fascinant où s’entrecroisent art, artisanat et imaginaire catalan.

Parque Natural dels Aiguamolls de l'Empordà

L’Escala

L’autre "pays" des anchois

Camí de Ronda (Chemin de ronde)

Autrefois repère des pêcheurs dans les brumes et les tempêtes, ce sentier côtier fut aussi l’itinéraire des contrebandiers avant de devenir, dès 1940, une voie de surveillance pour la Garde civile. Aujourd’hui, le Camí de Ronda révèle une mosaïque de paysages sauvages et criques secrètes, du Cap de Creus aux Aiguamolls de l’Empordà.

Infos : étapes, GR 92, cartes et itinéraires.

Iles Medes

Parc marin de l'Estartit

Au large de l’Estartit, les îles Medes abritent l’un des plus fascinants écosystèmes sous-marins de la Méditerranée occidentale. Cette profusion de vie doit beaucoup aux apports du fleuve Ter et aux courants venus du nord, qui enrichissent les eaux en nutriments et nourrissent une biodiversité d’une rare intensité. Dans ce sanctuaire marin préservé, le corail rouge, jadis convoité par les pêcheurs, prospère aujourd’hui à l’abri des pressions humaines. Il habille les parois des grottes et les tombants rocheux baignés d’une lumière tamisée, au cœur des formations coralligènes. Autour de lui évoluent des mérous placides, des gorgones aux silhouettes délicates, longtemps prises pour des coraux, et une étonnante mosaïque d’éponges qui compose un paysage sous-marin d’une beauté saisissante. Classée réserve naturelle, la zone n’accueille qu’un nombre limité de plongeurs autorisés, afin de préserver l’équilibre fragile de ce joyau méditerranéen.

Désertées depuis 1932, les îles portent pourtant les traces d’un passé mouvementé. Fréquenté dès l’époque de la fondation de la cité grecque d’Empúries, l’archipel devint au fil des siècles un refuge stratégique pour les pirates avant d’attirer les convoitises des puissances européennes. À la fin du XVIIIᵉ siècle, les Français y édifièrent une fortification, bientôt occupée par les Britanniques, puis réinvestie durant les guerres napoléoniennes. Jusqu’à la fin du XIXᵉ siècle, une petite garnison veilla sur ces rochers battus par les vents. Aujourd’hui, les vestiges militaires se fondent dans une nature souveraine, où le cormoran huppé niche toute l’année. Chaque hiver, le grand cormoran vient à son tour rejoindre les falaises des Medes, porté par sa migration depuis les côtes de Norvège et d’Écosse.

Parc marin des îles Medes